Je ne peux pas le faire, j'en suis incapable. Je doute constamment, l'instant d'après je suis certaine et puis, et puis. Plus rien. Le néant. Je ne sais pas, je ne sais plus. Trop de choses. Je grandis, je sais que je grandis. Je souffre un peu, aussi. Je crois que je comprends trop de choses pour feindre comme je le faisais. Pour simuler des souffrances qui me sont inconnues pour prendre un plaisir vicieux de les décrire, d'affiner chaque détail, de rentre ce trouble presque parfait. Mais posséder des choses, c'est perpétuellement en perdre d'autres. Je grandis. Je crois que je grandis. En grandissant, en comprenant, j'arrête ce stupide jeu. J'arrête de me réfugier dans une vaine compassion, un orgueil qui n'a pour but que ma seule satisfaction, si dérisoire soit-elle. Les gens souffrent et j'ai besoin de les comprendre pour pouvoir les aider. Mais je m'oublie. J'oublie de compter.
And I won't be far from where you are if ever you should call You meant more to me than anyone I ever loved at all But you taught me how to trust myself and so I say to you This is what I have to do
'Cos I dont know who I am, who I am without you All I know is that I should And I don't know if I could stand another hand upon you All I know is that I should
Se lever le sourire au lèvres. Chanter dans les couloirs. Rire à en avoir mal. Les voir heureux. Avoir du temps pour lire. Sourire à sa stupide blague. Entendre dire qu'ils sont là pour moi. Ecouter ma playlist. Boire le meilleur thé du monde. Ecrire à en avoir des crampes. Danser jusqu'à s'abîmer les pieds. Intercepter leurs regards habitués quand je m'énerve. Savoir que jamais je ne te perderai. Voir les gens évoluer. Se réjouir de l'avenir. Se remémorer ces souvenirs. Vivre dans le présent.